Le Collectif Cévenol de Femmes Gilets Jaunes veut agir sur notre quotidien, sur notre territoire, ici et maintenant !
Bien sûr que nous voulons que la royauté cesse de nous ponctionner, de nous discriminer, de nous aliéner, mais nous ne voulons pas de l’argent des banquiers en échange d’une vie à genoux, d’un servage à vie !
Nous voulons simplement vivre, pas seulement survivre, nous ne sommes pas des chiffres dans des bordereaux ni des données algorithmiques, nous voulons choisir ce qui nous convient et ce qui fait du bien, à nous, à nos familles, à nos villages, à nos villes, à notre pays et à la planète !
Nous voulons un travail qui ne détruit pas des vies, ne nous rend pas malade, ne nous suicide pas, un travail qui ne saccage pas nos forêts, nos rivières, nos collines ni n’anéantisse la faune et la flore sauvage.
Nous voulons vivre et travailler sans commettre des actes qui nous contraignent à l’exploitation de plus pauvres que nous, ici ou à l’étranger où la richesse, la santé et la vie des plus vulnérables sont pompés et dilapidés.
Et d’ailleurs nous ne voulons pas que du travail, nous voulons du temps libre, du temps rien qu’à nous et à tout ce que nous chérissons.
Notre liberté de mouvement n’est pas que la liberté d’être transporté, notre liberté, c’est de refuser l’accélération et l’embrigadement vers l’effondrement et d’inventer de vraies vies humaines.
Quand à débattre, nous ne voulons pas débattre, nous voulons décider !
De même que ce système s’attaque à la nature, il s’attaque en particulier aux femmes parce que nous avons un pouvoir de reproduction nécessaire au renouvellement et à l’entretien de leurs sources de profit : nous assurons les services nécessaires à la reproduction sociale du système dans les usines, les boutiques, les ateliers, les champs et les jardins, les hôpitaux, les administrations, nous mettons au monde des humains irrationnels capables du meilleur et du pire, nous nourrissons et éduquons nos enfants de plus en plus difficilement, accomplissons les tâches ménagères, rémunérées par personne mais incontournables pour que tout continue à tourner.
Nous subissons l’injonction paradoxale d’une société qui nous ignore : on attend de nous que nous travaillons comme si nous n’avions pas d’enfants et que nous élevions nos enfants comme si nous n’avions pas de travail !
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Cristalain.







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