"Réseau Gladio", l'armée secrète de l'OTAN : qu'en est-il de ces opérations sales (attaques sous fausses bannières) en 2016 ?
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| Piazza Fontana à Milan en 1969 : 16 morts, 88 blessés |
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| Gare de Bologne le 2 août 1980, 85 morts, 200 blessés |
L'existence de ces unités clandestines de l'OTAN est restée un secret bien gardé durant la Guerre Froide jusqu'en 1990, quand une branche de ce réseau international fut découverte en Italie, portant le nom de code Gladio, signifiant glaive. Alors que la presse affirmait que les unités secrètes stay-behind de l'OTAN étaient "le secret politico-militaire le mieux gardé et le plus préjudiciable depuis la Seconde Guerre Mondiale", le gouvernement italien, dans un climat de sévères critiques de l'opinion publique, promit de démanteler son armée secrète.
Cette allégation s'est avérée correcte et les recherches qui s'ensuivirent ont permis de découvrir qu'en France l'unité secrète portait le nom de code Plan Bleu, en Belgique SDRA8, au Danemark Absalon, en Allemagne TD BJD, en Grèce LOK, au Luxembourg Stay-Behind, aux Pays Bas I&O, en Norvège ROC, au Portugal Aginter Press, en Espagne Red Quantum, en Suisse P-26, en Turquie Özel Harp Dairesi, en Suède AGAG (Aktions Gruppen Arla Gryning), et OWSGV en Autriche.
Une structure similaire était également présent en Yougoslavie.
Gladio a été mis en place sous l'égide de la CIA et du MI6, comme structure de l'OTAN répondant directement au SHAPE.
Ces réseaux fonctionnaient le plus souvent sans que les gouvernements nationaux en aient connaissance.
L'idée selon laquelle, sous la direction de la CIA, Gladio aurait tenté d'influencer la politique italienne, est soutenue par des historiens et des journalistes : pour d'autres auteurs, tels que Indro Montanelli et Mario Cervi, Gladio était une structure légale et légitime, ce qui a provoqué un scandale en Italie car il a été utilisé pour couvrir l'effondrement de l'idéologie communiste en Europe de l'Est3, et qui n'a pas été supprimé en raison de la manie italien à payer les salaires des employés des entités qui sont devenues inutiles.
Le Département d'État des États-Unis a contesté en janvier 2006 que Gladio ait participé à de quelconques actions terroristes et affirme qu'un des documents avancés pour soutenir cette hypothèse — un manuel militaire américain de contre-insurrection — est un faux conçu au début des années 1970 par le KGB en pleine guerre froide.



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